Une boisson interdite en France, mais largement
diffusée et mediatisée au Japon : la Red Bull.
J'ai aujourd'hui reçu une nouvelle invitation à aller à la mer. De la part d'Atsushi. Cela remonte à...
Le samedi 29 octobre 2008, à l'époque où je pensais déjà à quitter la guest-house d'Ogikubo [ 荻窪 ], une soirée fut organisée pour tous les locataires de la chaîne de dortoirs et
appartements OAK HOUSE, et j'y fus naturellement invité par le chef de secteur Yoshihiro qui logeait lui-même dans le même bâtiment que celui qui m'accueillait. Lui et moi nous entendions bien,
prenant l'habitude de bavarder aux abords du petit parking à vélo devant la guest-house en fumant une cigarette.

Je m'y rendis ce soir-là avec mon colocataire et ami Myungshyn qui, malgré
sa fatigue, avait accepté de m'accompagner, argant néanmoins qu'il n'y resterait pas longtemps. Pour nous convaincre de venir, Yoshihiro nous avait parlé des filles, locataires d'autres
guest-houses de la chaîne, et qui seraient présentes.
La fête se déroulait à
Higashi-Kitazawa [ 東北沢 ], dans la
préfecture de Setagaya [ 世田谷区 ], et nous nous y rendîmes tous les deux en train. Nous mîmes un certain temps, une fois
à
Shinjuku [ 新宿 ] pour la correspondance, à traverser la gare gigantesque depuis les quais de la
ligne Chûô-Sôbu [ 中央総武線 ] jusqu'à celui de la
ligne Odakyûhara [
小田急原線 ] ; non seulement la distance était particulièrement importante, mais les gens de sortie comme nous en ce samedi soir, allaient dans tous les sens.
A peine arrivés dans la salle où était organisée cette fête, nous fûmes accueillis par d'autres locataires de guest-houses différents, et que nous n'avions jamais vus. Fut d'ailleurs
présent, comme me l'avait signalé Yoshihiro, un groupe de trois Françaises (deux jumelles et une mignonne petite blonde) et d'une magnifique Chinoise anglophone avec qui je sympatisai de suite.
On nous servit bières et de quoi grignoter et nous fûmes rapidement plongés dans l'atmosphère grisante de cette soirée qui se présentait pour le mieux.

Un peu plus tard, alors que la soirée était bien avancée, mon amie Ayane,
qui n'avait pas pu venir en même temps que Myungshyn et moi en raison de son travail, nous rejoignit et j'allai volontiers la chercher à la gare de Higashi-Kitazawa.
Je fus, au cours de la soirée, largement sollicité pour rester jusqu'à l'aube, l'un des Japonais avec qui j'avais bien sympatisé me disant que la nuit se poursuivrait ensuite ailleurs et que
nous allions tous encore faire la fête. Il ajouta qu'il y aurait des filles faciles. Mais je refusai son invitation, ne le connaissant ni d'Ève, ni d'Adam, et étant de plus fatigué.
Nous fêtâmes tous ensemble les anniversaires de trois des locataires présents ce soir-là : Maasa, Keisuke et Megumi. À cet effet, deux longs gâteaux aux allures de bûches
pâtissières furent apportés, ornés de bougies sur le dessus, et après avoir soufflé dessus, tous trois se joignirent à nous tous pour dévorer ces délices. Une mignonne
Japonaise du nom d'Emi, plutôt délurée et légèrement émechée, se donnait en spectacle et nous nous retrouvâmes tous autour d'elle à plaisanter avec elle et rire de bon cœur. Nous partageâmes
également tous une assiette de pâtes italiennes, faisant passer le plat et les trois fourchettes (nous n'en avions pas plus) de main à main.

À peu près une heure après l'arrivée d'Ayane parmi nous, Myungshyn,
fatigué, rentra à Ogikubo, et un peu avant le dernier train, nous rentrâmes à notre tour, elle et moi, avec Yoshihiro contrairement à ce qu'il souhaitait : car en effet, il était saoul et ne
pouvait pas reprendre la camionnette avec laquelle il était venu. De plus, il avait un examen imposé par ses patrons de OAK HOUSE le lendemain dimanche et devait par conséquent avoir un minimum
d'heures de vol de sommeil. Il laissa donc son véhicule à l'effigie de la compagnie au parking à côté de la salle où se terminait la fête et rentra avec nous en transports en commun. Il revint
le lendemain en train pour récupérer sa camionnette .
C'est au cours de cette soirée que je fis la connaissance d'Atsushi : il vint me voir pour casser la glace et nous bavardâmes quelques dix longues minutes durant lesquelles nous échangeâmes nos
coordonnées par infrarouge entre nos deux
téléphones portables. Il m'expliqua qu'il était originaire de
Kyôto [ 京都
] et que si j'avais un jour l'occasion de m'y rendre, que je le previenne pour qu'il me fasse gracieusement la visite de la ville. Je le remerciai très chaleureusement.

N'ayant depuis cette soirée pas échangé un seul mail avec Atsushi, sans
doute autant occupés l'un que l'autre, ou pensant peut-être que l'on s'était oubliés, j'ai pour le moins été surpris de recevoir ce mail. Je me souviens très bien de lui et je n'ai jamais
effacé son profil de mon téléphone portable durant tous ces mois : j'espérais bien rentrer à nouveau en contact avec lui une fois que ma vie serait un peu moins décousue. Quoiqu'il en
soit, je lui ai donc répondu.
Nous irons le 9 août, Atsushi, des amis à lui et moi, à
Enoshima [ 江ノ島 ], également dans le
département de Kanagawa [ 神奈川県 ], à l'instar de
Yuigahama [ 由比ヶ浜 ] où
j'irai dimanche avec Kiku.
J'ai déjà hâte d'y être ; cela fait presque deux ans et demi que je n'ai pas été à la mer. La dernière fois, c'était à Saint-Gilles-Croix-de-Vie en Vendée avec mon ami Christophe.
Faire trempette dans la mer, quel bonheur !
Atsushi, à gauche sur cette photo, avec deux compères assez
excentriques.
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